2005 – Italie

Notre voyage itinérant en Italie

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Du 2 au 21 mai 2005, Auréline et moi-même avons fait un voyage itinérant en Italie. Nous sommes donc partis de Paris avec nos sacs à dos de randonnée, une bonne dose d’enthousiasme, et la ferme intention de passer des vacances très agréables.

Le but du jeu était de partir un peu à l’aventure en traversant l’Italie du sud (Naples) au nord (Venise) en utilisant uniquement des moyens de transport locaux. Nous avons fixés quelques étapes obligatoires, sans trop préciser les dates de passage. Seuls nos billets d’avion étaient à date fixe. Tout le reste a été improvisé au fur et à mesure de notre périple.

Au programme :

  • Notre arrivée à Naples
  • Pompéi et les îles Eoliennes
  • La capitale : Rome
  • Pise et Florence
  • Venise et le retour vers la France

Notre arrivée à Naples

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Lundi 02 mai 2005

Enfin le jour du départ !

Il est 7h du matin. Nous devons nous préparer pour notre voyage itinérant de presque 3 semaines en Italie. Les sacs de randonnée sont prêts. Nous sommes tous les deux bien chargés (15kg pour Auréline et 20kg pour moi, auxquels il faut ajouter la pochette du caméscope et le petit sac à dos).

Nous partons de l’appartement un peu avant 8h30. Après deux heures de transport en commun (bus / RER / tramway), nos arrivons enfin à l’aéroport d’Orly. Après les quelques formalités d’usage (enregistrement des bagages, passage en douane, etc …), il est enfin temps d’embarquer.

Petite astuce pour ceux qui doivent un jour prendre l’avion : dans le bagage à main (celui que l’on garde avec soi dans l’avion), il faut bien faire attention à ne pas garder d’objet interdit, sinon, c’est cadeau pour les douaniers ! C’est comme ça que nous avons laissé à Orly une paire de ciseaux oubliée dans la trousse de toilette.

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Nous embarquons vers 12h15. Le voyage est de courte durée (à peine deux heures). Pendant le vol, nous avons la chance de survoler les Alpes par un temps très clair et de pouvoir contempler les sommets enneigés. Ensuite arrive le littoral italien. La mer Méditerranée, vue d’en haut, est d’un bleu limpide et les côtes splendides.

Dès notre arrivée, nous découvrons l’étendue du désastre Napolitain ! Les habitants locaux ne parlent pas plus français ou anglais que nous italien. Heureusement, nous sommes guidés, au début, par un éminent risquologue multilingue. Il nous indique le bus permettant d’atteindre le port. Pendant une demi-heure, nous traversons la ville tout en contemplant une circulation complètement désorganisée digne d’un vendredi soir à Paris.

Enfin arrivés au port, nous nous dirigeons vers le bureau d’information de la société Tirrenia (c’est la société qui gère les bateaux effectuant le trajet vers les îles Eoliennes). Le prochain bateau à destination de Stromboli part le lendemain soir à 21h. Nous achetons donc deux billets.

Après une rapide réorganisation de nos sacs à dos, nous partons à pied à travers le centre-ville afin de trouver une épicerie et acheter nos premières provisions. Pendant plus d’une demi-heure sous une chaleur torride, nous crapahutons avec nos sacs et trouvons finalement un mini-marché en sous-sol peu rassurant. Les rayonnages sont presque vides et la moitié des dates limites de consommation sont dépassées. En faisant très attention, nous achetons de quoi faire deux ou trois repas ainsi que beaucoup d’eau (élément au combien vital par cette chaleur !).

Nous recherchons ensuite un bus afin de gagner la place Garibaldi. Nous ne trouvons pas où acheter les billets (qui ne sont pas vendus dans le bus), et nous le prenons sans payer. Arrivés à la gare centrale (place Garibaldi), nous prenons le Circumvesuviana (sorte de train de banlieue) en direction de Pompéi. Après trente minutes de trajet, nous arrivons enfin au camping Zeus, juste à côté de la gare, le long du site historique. Nous sommes exténués par la température. Il est 20h, nous plantons la tente et prenons une douche bien méritée !

Pompéi et les Iles Eoliennes

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Mardi 03 mai 2005

Après un réveil ponctué par les trains (la voie passe le long du camping, à moins de cinq mètres derrière notre tente), nous prenons notre petit-déjeuner, remballons nos affaires et payons le camping. Comme nous ne savons pas trop quoi faire de nos sacs à dos, le garçon de l’accueil nous propose de les garder pendant notre visite des ruines de Pompéi.

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Nous arrivons à l’entrée du site vers 10h30. Comme tout bon touriste, nous louons un audioguide, sorte de téléphone qui diffuse des explications sur les bâtiments visités (il suffit de taper le bon numéro sur le combiné). La visite est grandiose. Nous passons trois heures à marcher dans les rues de l’ancienne cité, sous un soleil qui tape de plus en plus fort. L’audioguide devient vite lassant et nous finissons la visite sans explication, mais en gardant plein de souvenirs visuels.

En sortant de notre longue visite, nous nous reposons dans un petit restaurant, juste de l’autre côté de la rue, et cassons la croûte en buvant une très agréable boisson fraîche. Nous retournons ensuite au camping pour récupérer nos sacs à dos puis partons à la recherche d’un supermarché. Le garçon du camping nous en indique un à l’entrée du centre de Pompéi, à 1 km de là où nous sommes ! Nous partons donc à pied, chargés comme des mules, vers le supermarché pour faire quelques courses.

Nous retournons ensuite vers la gare afin de reprendre le Circumvesuviana en direction de la place Garibaldi. De retour à Naples, nous cherchons un bus allant vers le port, en vain. Finalement, nous faisons le trajet à pied et arrivons vers 16h sur le port. Après une pause lecture de 3h, nous n’embarquons qu’un peu après 19h. Sur le bateau, nous rencontrons deux jeunes américains avec qui nous discutons (dans un anglais très approximatif et avec beaucoup de signes) pendant une partie de la soirée. Après un repas de sandwichs, nous partons nous coucher car demain, le réveil sonne à 5h !

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Mercredi 04 mai 2005

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Il est 7h du matin, nous débarquons du bateau Tirrenia après une nuit fragmentée (les fauteuils de pont, la lumière ambiante et le ronronnement du bateau ne nous ont pas aidé à dormir). Pendant l’approche de l’île Stromboli, nous avons pu observer quelques explosions du volcan (scories, fumées) qui sont très visibles dans la pénombre du petit jour. A peine sur le port, nous nous faisons démarcher par le gérant d’une pension de famille. Mais notre premier objectif est de connaître les horaires des bateaux pour Vulcano le lendemain. Le premier partant à 6h55 et le second à 11h55, il ne faudra pas louper notre coup.

Nous avançons dans le village jusqu’à la place de l’église Saint Vincent en repérant les quelques magasins dans la rue principale. Nous prenons une demi-heure pause tout en prenant notre petit-déjeuner. Nos recroisons le gérant de la pension familiale et acceptons son offre (20 euros par personne et par nuit). Après avoir suivi notre hôte dans une série de petites rues, nous arrivons à notre location, une petite maisonnette contenant juste une chambre et une salle de bain, ainsi qu’une petite terrasse devant la porte d’entrée.

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Après nous être rafraîchit, nous retournons dans le village pour faire le plein de nourriture et acheter les billets pour la traversée vers Vulcano le lendemain. Nous passons ensuite sur la plage de sable noir pour admirer la mer et le Strombolicchio. Nous remontons ensuite vers la place de l’église Saint Vincent afin de chercher un guide pour l’ascension. Malheureusement, tous les groupes sont pleins pour les deux jours à venir et la montée est très réglementée depuis l’éruption de 2002. Nous nous inscrivons en liste d’attente et allons manger une pizza. Nous retournons ensuite à la pension pour faire une sieste entre 13h et 15h.

Nous repartons ensuite vers le bureau des guides vers 16h afin de voir l’état d’avancement de la liste d’attente. Il y a vraiment très peu de chances que nous montions au sommet. Nous nous préparons quand même et retournons voir les guides une troisième fois en désespoir de cause. Le résultat est ferme et définitif : nous n’irons que jusqu’à la plate-forme d’observation.

A 17h, nous commençons notre ascension vers la plate-forme, à 400m d’altitude (le sommet étant à 900m). Après 2h30 de marche, nous arrivons dans la pénombre et observons le spectacle. Pendant une heure, nous admirons la beauté des scories s’envolant du cratère pour retomber sur le toboggan naturel formé par les éruptions successives. Nous redescendons ensuite à la lueur de nos torches électriques par un autre chemin afin d’arriver juste derrière l’église. Ce passage est plus court, mais il est aussi nettement plus difficile (côtes, pentes, marches dans tous les sens, terrain glissant, etc …), surtout dans le noir. Vers 11h, nous arrivons enfin à la pension pour une nuit de repos bien méritée.

Jeudi 05 mai 2005

Après une longue nuit dans un vrai lit (oh bonheur !), nous nous levons à 9h, prenons le petit-déjeuner et remballons nos affaires. Vers 10h30, nous quittons la pension en direction du port. En chemin, nous faisons un petit ravitaillement alimentaire. Il commence à pleuvoir légèrement et nous sortons les ponchos pour protéger les sacs.

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A 11h, nous prenons l’Aliscaphi en direction de Vulcano. Nous y arrivons vers 13h45. Nous nous renseignons des prochains départs vers Naples. Il y en a un le jour même à 16h10, le suivant partant lundi à la même heure. Du coup, nous décidons d’écourter notre séjour sur Vulcano. Nous profitons quand même des quelques heures qu’il nous reste pour regarder de loin les fumeroles au sommet du cratère. Auréline trempe ses pieds dans la mer pleine de bulles chaudes et sulfureuses, juste à côté des bains de boues sulfureuses (elles aussi).

A 16h10, nous embarquons en direction de Naples. Après quelques cartes postales, nous avons le plaisir de voir des dauphins faire la course avec le bateau. Nous allons ensuite nous coucher. Nous dormons à nouveau sur les fauteuils du pont principal.

La capitale : Rome

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Vendredi 06 mai 2005

La nuit n’a pas été très reposante (comme à l’aller). La lumière constamment allumée du pont principal n’a pas facilité le repos. Nous prenons un petit-déjeuner accompagné d’un café italien très serré avant de débarquer dans le port de Naples.

Il est 7h15. Nous décidons, malgré la pluie, de remonter vers la place Garibaldi à pied. Les ponchos deviennent d’une très grande utilité, autant pour protéger les sacs que nous. A 8h00, nous arrivons à la gare centrale et achetons des billets pour le prochain train en partance pour Rome, à 8h30.

Après à peine deux heures de train, nous arrivons à Rome. Nous avons de la chance, l’Office du Tourisme se trouve juste en face de nous, dans la gare. On nous y indique un camping au nord de la ville, à 20 minutes de train. Nous devons donc acheter des cartes d’abonnement pour les transports en commun de la capitale italienne. Grâce à ma Carte Intégrale (carte annuelle de transports parisiens), j’ai droit à une semaine de d’abonnement gratuit.

Pour aller au camping Tiber, au nord de Rome, nous devons prendre le métro, puis 20 minutes de train de banlieue. Pour finir, une navette nous conduit sur un kilomètre jusqu’au Tiber. Le temps de déballer les affaires et de planter la tente, et il est déjà 13h15. Nous nous occupons jusqu’à 16h, ouverture du mini-marché du camping (restaurant, douches, lessive). Le mini-marché ouvre enfin et nous faisons quelques emplettes.

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Vers 16h30, nous repartons vers Rome pour aller visiter le Vatican. Une heure après, nous sommes sur la place Saint-Pierre. C’est grandiose ! La basilique Saint-Pierre est immense et surplombe la place entourée de colonnes. Nous décidons de visiter la basilique et passons de merveille en merveille. On se sent quand même tout petit dans un bâtiment de cette ampleur ! En fin de visite, pour parfaire le folklore, un garde suisse fait la pose pour les photographes amateurs.

Peu après 19h15, nous entamons notre retour vers le camping. Tellement absorbés par la lecture d’un article (en italien) sur la sortie de l’épisode III de Star-Wars dans un journal gratuit local (Metro ! Et oui, ce n’est pas seulement distribué à Paris !), nous sortons du train deux stations après la gare de Prima Porta (la station la plus proche du camping) à 20h10. Le prochain train dans en sens inverse passe à 21h10 … Nous tentons de rentrer en stop. A peine le pouce levé qu’une voiture s’arrête et nous emmène. L’homme est très gentil et tente désespérément de communiquer. Il fait des efforts surhumains pour se faire comprendre. Il nous explique qu’il revient de chez sa mère et nous propose des œufs frais du jour que nous refusons poliment, n’ayant rien pour les cuire. Il nous dépose à la sortie de la voie rapide, juste à côté de la gare, et nous arrivons à prendre la navette de 20h30. Il commence à faire un peu froid car le vent s’est levé. Nous nous préparons un petit repas bien chaud (inauguration de notre brûleur Camping-Gaz tout neuf avec une cartouche achetée l’après-midi même).

Samedi 07 mai 2005

Il est déjà 8h30. Nous devons vite nous préparer car une longue balade dans Rome nous attend. Après avoir acheté un peu de charcuterie pour le pique-nique, nous prenons la navette de 10h30, puis le train vers la ville.

A 11h, nous arrivons à la Piazza del Popolo. Cette place est régulièrement utilisée pour des représentations publiques. Des agents de la ville sont d’ailleurs en train d’installer des estrades et une scène. Nous traversons de jolies ruelles très typiques (ça ressemble énormément au sud de la France) jusqu’à la station de métro Spagna.

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Après un petit trajet en métro, nous arrivons au Coliseum (devinez : à la station Coliseum). Aux alentours du monument, les guides sont comme des abeilles autour d’un pot de miel. Nous nous sommes fait démarcher au moins une dizaine de fois en moins de 100 mètres. Le Coliseum semble être aussi de la dernière mode en ce qui concerne les photos de mariage. Nous voyons quatre jeunes couples se faire filmer et photographier devant l’édifice aux bras d’acteurs en costumes. Nous le contournons pour aller manger dans une allée piétonne car il est déjà 12h30.

Après un bon casse-croûte, nous entrons dans le Coliseum. Le prix est de 10 euros par personne. La visite est brève mais impressionnante : il y a 3 étages dont 2 ouverts au public au-dessus du sol, et 2 étages fermés en sous-sol. Le bâtiment est en constante rénovation. Nous visitons ensuite le Forum, en face du Coliseum. Ce sont des ruines libres d’accès sur une surface assez importante. On peut y voir, entre autres sites réputés, le temple sur les marches duquel fût retrouvé le corps de Jules César après son assassinat. Le billet d’entrée au Coliseum permet aussi de visiter une petite partie payante du Forum.

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Nous partons ensuite nous promener dans les rues de la vieille ville. Nous passons devant l’Autel de la Paix, un immense monument surmonté de deux statues de bronze à la mémoire de Vittorio Emmanuele II, l’ancien dirigeant qui a unifié les provinces italiennes pour en faire le pays que l’on connaît aujourd’hui. Nous allons ensuite nous rafraîchir à la terrasse d’un petit café. L’addition est très salée : 15,30 euros pour une glace et une bière. Nous pensons fermement être l’objet d’une arnaque touristique, surtout qu’aucun prix n’est affiché. En remontant vers la Piazza del Popolo, nous tombons par hasard sur la superbe Fontana di Trevi, une fontaine enclavée entre les immeubles. La place est minuscule et nous avons tout juste assez de recul pour prendre une photo au-dessus de la foule qui remplit tout l’espace disponible.

Nous reprenons le train en direction du camping vers 16h15. A Prima Porta, nous achetons de la nourriture pour passer le week-end (comme en France, peu de commerçants sont ouverts le dimanche). Nous arrivons au camping à 17h30 et nous nous reposons car la journée a été épuisante. Après un peu de lessive et un bon repas, nous nous couchons pour une nuit bien méritée.

Dimanche 08 mai 2005

Réveil à 8h30 pour cette journée dominicale. Après un le petit déjeuner, nous nous préparons et partons prendre la navette de 10h30. Nous arrivons à 11h à Flaminio, le terminus du train de banlieue dans Rome. Nous descendons la via del Corso afin de rejoindre l’ascenseur du temps, un spectacle de cinéma dynamique sur l’histoire de la ville depuis sa création jusqu’à nos jours.

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Nous sortons du spectacle au bout de deux heures et nous nous dirigeons à travers les ruelles vers le Panthéon, une immense chapelle de plus de 30 mètres de haut. Petite particularité : le centre du toit est ouvert afin de laisser passer les rayons du soleil. Nous nous dirigeons ensuite vers la piazza Navona où nous regardons pendant plus d’une demi-heure un clown de rue. Après sa représentation comique, nous nous asseyons quelques minutes pour manger des sandwichs. Nous repartons ensuite, toujours par les petites rues très typiques du centre ville, vers le château de Sant’Angelo. Puis nous longeons le Tibre pour retourner vers la piazza del Popolo en passant devant le tribunal, un splendide bâtiment.

De cette place, nous partons pour une balade d’une heure dans le grand parc de la ville. Ce parc représente en surface à peu près un quart du centre-ville de Rome. Nous profitons de diverses représentations (arts martiaux, gospel, danse) organisées à l’occasion du Marathon di Primavera. Vers 16h, nous reprenons le train vers le camping pour un repos bien mérité. Après la demi-heure de trajet, nous arrivons et Auréline se baigne dans la piscine du camping pendant que je lis sur une chaise longue. La fin de journée s’écoule tranquillement et nous nous reposons afin d’être en pleine forme pour notre départ, le lendemain.

Pise et Florence

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Lundi 09 mai 2005

Il est 8h30. Nous remballons toutes nos affaires pour partir vers la ville de Pise. Nous prenons une dernière fois le train de banlieue qui nous ramène vers Rome. Arrivés à la gare vers 11h30, nous consultons les horaires des trains pour Pise. Il y en a un toutes les 30 minutes, mais le trajet dure 3 heures. Il est donc impossible de prendre notre repas de midi à Pise. Nous achetons des billets pour le train de 13h46 et partons en quête d’une pizzeria.

A midi, nous mangeons dans un très beau restaurant proche de la gare. Il est un peu cher, mais nous sommes pressés et devons prendre notre repas en une heure. Nous sommes de retour à la gare pour 13h et attendons notre train. Celui-ci part à l’heure prévue et nous sommes en route vers la ville de la tour penchée.

A 17h, nous arrivons à Pise. Nous allons tout de suite à l’office du tourisme afin de trouver un camping. Il n’y en a qu’un dans la ville. Les autres sont en bordure de mer, à quelques kilomètres du centre. Nous demandons aussi l’emplacement du supermarché le plus proche. Après quelques emplettes, nous prenons le bus (d’abord dans le mauvais sens puis, presque arrivés au terminus, dans le bon) en direction du camping. Il se trouve à un quart d’heure de marche de la piazza di Miracoli, site de la fameuse tour de Pise.

A 19h, nous arrivons enfin au camping et plantons notre tente. Tout en nous installant, nous faisons connaissance avec un couple de hollandais (enfin … le mari est hollandais et la femme est sud-africaine vivant en hollande) et nous buvons l’apéritif avec eux (vin italien au programme). La barrière de la langue est très vite franchie, même si la discussion reste un peu laborieuse et agrémentée de beaucoup de gestes. Ils nous proposent une balade de nuit dans la ville. Nous partons donc admirer la tour blanche illuminée se détachant sur le ciel noir. Puis nous marchons dans les ruelles jusqu’à la piazza dei Cavalieri et finissons autour de pizzas, en terrasse d’un restaurant.

A minuit, de retour au camping, nous faisons nos adieux (ils partent le lendemain) et allons nous coucher.

Mardi 10 mai 2005

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A 8h30, nous sommes réveillés par la pluie. Nous restons dans la tente à lire jusqu’à ce qu’enfin, vers 11h, le soleil pointe le bout ses rayons. Après le petit-déjeuner, à 13h30, nous nous dirigeons vers la piazza di Miracoli.

Une fois sur le site touristique, nous nous renseignons sur l’ascension de la tour penchée. Le prix à payer est de 15 euros et nous achetons des billets. Le rendez-vous est donné pour 14h20 au pied de la tour. Mais nous devons tout d’abord poser nos sacs dans des casiers fermés et gardés. Nous ne pouvons garder que la caméra et l’appareil photo, et seulement s’ils sont tenus à la main, pas dans un sac. La visite dure 30 minutes et nous pouvons admirer la ville depuis le sommet, penché lui aussi.

Nous récupérons nos sacs à 15h et mangeons au pied d’un monument à la mémoire de Remus et Romulus, les frères fondateurs de la ville de Rome. Nous marchons ensuite dans les petites rues en direction de la piazza dei Cavalieri. Nous en profitons pour acheter quelques souvenirs.

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Le plus beau bâtiment de la place est en fait l’Ecole Normale Supérieure de Pise. Le moindre carré de son mur de façade est admirablement peint. Nous revenons ensuite vers la place de la tour et prenons quelques rafraîchissements.

Il est 17h, nous reprenons le chemin du camping en passant au supermarché. Une fois rentrés, nous écrivons quelques cartes postales et profitons de la douce soirée. Le soleil est revenu et ne semble plus vouloir partir.

Mercredi 11 mai 2005

Nous nous réveillons vers 8h30, le dos endolori. En effet, un de nos matelas se dégonfle très rapidement et j’ai passé une partie de la nuit à même le sol. Nous déjeunons puis remballons nos affaires. A 11h, nous quittons le camping et prenons le bus en direction de la gare. Le train pour Florence part à 11h30.

Une heure plus tard, nous arrivons à la gare de Florence et cherchons tout de suite l’office du tourisme afin d’obtenir la liste des campings. Il y en a un juste en bordure de la ville, à côté de la piazzale Michelangelo. Pendant que nous cherchons le bus qui nous emmènera au camping, un jeune homme nous accoste et nous propose une location de tente avec de vrais lits, justement pour le camping que nous avions choisi, pour 1 euro de moins que le prix normal avec notre tente et nos duvets. Bien entendu, nous acceptons ! Il nous indique dans la foulée le bus à prendre pour atteindre la piazzale Michelangelo.

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A 14h, nous arrivons enfin au camping. Le bus fait un grand tour dans la périphérie avant de passer à côté du camping. Après le repas, nous repartons à pied dans Florence pour une première visite et quelques emplettes. Nous admirons le ponte Vecchio, le célèbre pont habité de la ville. Chaque maison est en fait une bijouterie de luxe. Ensuite, nous allons voir la piazza dei Pitti, un petit peu à l’écart du centre ville. Nous retournons vers le centre ville en direction de la gare et admirons en passant l’église Santa Maria Novella, juste à côté de la gare.

Nous sommes de retour au camping vers 18h. Nous profitons des machines à laver pour les pantalons et pulls, ainsi que le linge de corps sale qu’il nous restait. Nous partons ensuite au restaurant du camping, juste de l’autre côté de la rue, après avoir discuté pendant plus d’une heure avec des français.

Petite information pratique : quand vous commandez du vin rosso, ce n’est pas du vin rosé, mais rouge. Il est quasi impossible de trouver du rosé en Italie.

Jeudi 12 mai 2005

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Nous sommes réveillés un peu avant 9h par le bruit des oiseaux. Bizarrement, notre mal de dos a disparu malgré notre longue soirée (couchés à plus de minuit) ! Nous partons à pied vers Florence à 10h30 après un bon petit déjeuner.

Nous visitons l’abbaye Santa Croce dont l’église est tout simplement sublime et contient entre autre la tombe de Michel-Ange. Puis nous nous dirigeons par les rues piétonnes vers la piazza del Duomo et nous mangeons devant la cathédrale Santa Maria del Fiore, célèbre pour son immense dôme peint.

Après manger, à 13h30, nous entreprenons l’ascension du dôme : 463 marches. A mi-hauteur, nous passons par un chemin de ronde, juste en dessous de la fresque du dôme, une représentation du ciel et de l’enfer. Une fois au sommet, nous avons une vue imprenable sur l’ensemble de la ville

Après cette visite grandiose, nous continuons à nous balader dans les petites rues et passons devant l’église \ »Santa Lorenzo\ », puis devant le palazzo Medici Riccardi. Nous revenons pour finir vers la piazza della Signoria où nous pouvons contempler le palazzo Vecchio. Il est fermé pour l’après-midi, et nous programmons sa visite pour le lendemain matin. Nous traversons ensuite la piazzale Uffizi, remplie d’artiste de rue.

Il est 16h30, nous rentrons au camping pour quelques heures de détentes après cette journée de marche. Au programme : repos, cartes postales et lecture au soleil sur la terrasse du bar du camping.

Vendredi 13 mai 2005

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Ce matin, nous partons à 10h vers Florence : il ne faut pas louper le début de la visite que nous avons prévue. Trois quarts d’heure plus tard, nous sommes à l’entrée du palazzo Vecchio. Nous commençons notre attente pour passer au portique de détection des métaux. Nous avons malheureusement pris deux couteaux pour le déjeuner. Ils sont confisqués et gardés dans un casier fermé. Nous les récupèrerons en sortant. Deuxième étape, nous allons chercher les billets. On nous dit que notre sac à dos est trop gros et qu’il faut le laisser au vestiaire pour pouvoir commencer la visite. Après toutes ces formalités, nous entrons enfin dans le musée. Beaucoup de peintures ayant quasiment toutes pour thème la guerre et les soldats, de jolis meubles décorés de fleurs peintes à la main et quelques portraits de la famille Médicis. Nous finissons la visite par une splendide collection de cartes géographiques tracées à la main. Au milieu de la pièce, on trouve un globe terrestre métallique où sont gravés les continents. Nous nous amusons à découvrir les pays dessinés et sommes étonnés de l’étendue des territoires français de l’époque (la Belgique, les Pays-Bas, une partie de l’Allemagne, la Suisse et même le nord-ouest de l’Italie).

Nous finissons notre visite et partons nous promener dans le nord de la ville. Nous mangeons dans un petit parc, le long d’une fontaine en rénovation. Après avoir repris des forces, nous bouquinons un peu et repartons vers 14h. Nous contournons la ville par l’est en longeant un grand boulevard pour retourner vers le camping. Après deux heures de marche, nous arrivons enfin. Nous en avons plein les jambes et le programme de la fin d’après-midi s’annonce identique à celui de la veille. De la terrasse du bar du camping, la vue sur Florence est splendide et le soleil radieux pousse à la paresse.

Venise et le retour vers la France

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Samedi 14 mai 2005

La journée commence tout doucement. Il faut quand même que nous préparions nos sacs car nous partons du camping pour la dernière étape de notre voyage : Venise. A 10h, nous payons le camping pour ensuite finir de fermer nos sacs, rendre la clef de la tente et prendre le bus en direction de la gare de Florence.

A 11h, après avoir fait quelques emplettes à côté de la gare, nous regardons les horaires des trains. Celui de 11h15 est complet et celui de 12h30 aussi. Nous prenons donc des billets pour le train de 13h30 et allons manger au Mac Donald’s de la gare. Nous lisons ensuite jusqu’à l’arrivée de notre train, avec un quart d’heure de retard. Pendant le trajet, nous rencontrons des canadiens très sympathiques avec lesquels nous discutons, moitié en français, moitié en anglais, pendant la durée du trajet.

A 16h45, nous arrivons à la gare de Venise Mestre et il commence à pleuvoir. Nous achetons des billets de bus et allons attendre à l’arrêt. La pluie tombe de plus en plus fort. Le bus passe à 18h15 avec une demi-heure de retard. Nous pouvons enfin nous réfugier au chaud. Arrivés au camping de Fusina, sur les conseils de deux sud-africains, nous essayons d’avoir un bungalow. Malheureusement, ils sont tous complets et nous nous résignons à prendre notre tente. Comme il pleut toujours plus fort, nous attendons dans les sanitaires que le déluge s’arrête. Au bout de quelques instants, Sybille, la sud-africaine de tout à l’heure, nous retrouve par hasard et nous propose de manger une pizza avec eux. Nous discutons longuement de leur voyage, ainsi que du notre.

Vers 20h30, oh miracle, la pluie a cessé ! Nous finissons notre repas et partons planter notre tente. Après avoir tout installé à la lampe torche, nous nous couchons à 22h. Il faut se préparer pour la longue journée qui nous attend demain.

Dimanche 15 mai 2005

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Nous nous réveillons à 8h et nous préparons pour prendre le bateau en direction de Venise à 10h. Juste avant de partir, nous réservons un bungalow de ce soir jusqu’à vendredi matin.

Nous débarquons dans le sud de Venise à 10h30 et commençons à marcher vers la place Saint Marc. En chemin, sur la Campo Francesco Morosini, nous écoutons quelques instants un groupe de rue (trompette, saxophone, guitare, contrebasse, batteur et chanteur) qui joue des airs italiens très entraînant dans un style plutôt vieillot. Le chanteur utilise un mégaphone afin de reproduire la sonorité typique d’il y a quelques dizaines d’années.

Nous continuons notre chemin vers San Marco par les petites rues. A chaque passage près du Grand Canal, nous regardons passer les bateaux (non motorisés) d’une manifestation pour la sauvegarde de la lagune. C’est une course de 40 km traversant tout Venise par le canal principal et n’ayant comme concurrents que des bateaux à rames.

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Nous arrivons enfin à San Marco. La place est bondée et nous ne faisons que la traverser. Beaucoup de gens donnent à manger aux pigeons, et ceux-ci leur montent dessus afin d’attraper les grains de maïs. Après la place, nous longeons le quai et mangeons vers 13h au bord de l’eau après avoir admiré le célèbre Pont des Soupirs.

A partir de 14h, nous repartons et faisons un grand tour dans la ville par les petites rues tortueuses en visitant successivement plusieurs monuments :

  • l’église Santa Maria dei Miracoli. Ses murs sont faits des restes de marbre de la basilique San Marco
  • le Ponte Rialto avec ses boutiques
  • l’église San Polo contenant une très belle représentation du chemin de croix
  • l’église Santa Maria Gloriosa dei Frari, immense et très décorée
  • l’église San Rocco, liée à la confrérie Scuola di San Rocco

Malheureusement, nous ne pouvons garder aucun souvenir de l’intérieur de ces édifices car il est strictement interdit de photographier ou de filmer.

Nous prenons le bateau en direction du camping à 16h30. Après avoir pris les clés du bungalow, nous déménageons nos affaires. Nous allons ensuite boire un verre avec les deux sud-africains que nous avons retrouvé quelques instants avant. Après un bon repas à discuter en anglais, nous souhaitons une bonne fin de voyage à nos compagnons et allons nous coucher.

Lundi 16 mai 2005

Nous nous levons à 8h30 et nous partons prendre notre petit déjeuner au bord de l’eau. Après avoir fini de nous préparer, nous partons prendre le bateau de 11h. A 11h30, nous reprenons le même chemin que la veille en direction de San Marco. Nous traversons à nouveau la Campo Francesco Morosini où nous écoutons deux personnes en train de faire de la musique avec des verres et des tubes en cristal.

Nous arrivons sur la place San Marco où il y a toujours beaucoup de monde. Nous prenons le bateau (bus de Venise) vers Murano, l’île des souffleurs de verre. Nous y arrivons vers 12h30. Après une très rapide et décevante visite d’atelier de souffleurs, nous prenons notre repas dans un petit parc.

Nous rencontrons ensuite une très gentille dame Franco-Italienne qui questionne pour nous un marchand local. Nous apprenons que l’industrie des souffleurs de verre de Murano est en pleine chute libre. Plus aucun véritable atelier n’est visitable, juste de brèves démonstrations pour les touristes avant un passage obligatoire par le magasin.

Nous partons nous balader dans les petites rues et faisons quelques courses. C’est moitié moins cher qu’au camping. Ensuite, nous visitons le musée du verre. On y voit un historique de l’évolution des méthodes fabrication au fil des siècles, puis une exposition de d’objets splendides et très réussis (lustres, vases, …).

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Nous reprenons le bateau vers Burano, une île voisine. Elle est réputée pour ses tisseuses de dentelles. Nous y arrivons vers 16h. Cette fois-ci, la surprise est très agréable ! Nous pouvons voir sur cette petite île des maisons très colorées (bordeaux, vert pâle, bleu ciel,…). C’est très rafraîchissant et ça sent les vacances éternelles. A chaque coin de rue, on peut trouver des boutiques de dentelle avec, le plus souvent, de vieilles dames à l’oeuvre à l’intérieur. Nous n’avons malheureusement pas le temps d’en profiter très longtemps car peu de bateaux passent sur cette île et nous ne devons pas louper le dernier.

A 17h30, nous repartons vers San Marco en passant par l’île du Lido. Une heure plus tard, nous traversons la célèbre place, puis une partie de la ville, pour prendre le bateau de 19h30 en direction du camping. De retour au camping, nous mangeons tranquillement. Notre journée de marche nous a crevés et nous ne tardons pas.

Mardi 17 mai 2005

Ce matin, nous prenons le bateau de 10h. Nous arrivons à Venise et marchons pour la troisième journée vers la place San Marco. Après avoir traversé les petites rues (et acheté de jolies boucles d’oreilles en verre vues en vitrine quelques jours avant), nous décidons de visiter la basilique Saint Marc. Pour des raisons de sécurité, nous devons laisser nos sacs à dos dans une consigne avant de pouvoir entrer dans le monument.

Pendant la visite, nous passons de merveille en splendeur. Les murs de la basilique sont couverts de mosaïques dorées. Nous entrons dans le chœur pour admirer le Pala d’Oro, un immense tableau représentant des scènes religieuses. Il est composé de 96 kg d’or et d’une quantité inimaginable de pierres précieuses. A vue d’œil, il doit mesurer 1,5 mètres de haut et 3 mètres de large. Un sympathique touriste nous explique en anglais qu’après la seconde guerre mondiale, des américains ont voulu acheter cette œuvre et que cela leur a été refusé. Le prix qu’ils proposaient aurait suffit à restaurer l’intégralité des monuments Italiens. Nous visitons ensuite le trésor de la basilique, une collection d’ouvrages en or ou en cristal tels que des chandeliers ou des urnes funéraires. Nous visitons enfin le musée où nous pouvons admirer les fresques, sculptures et tentures originales, placées là lors de la restauration du de la basilique. Par le musée, nous avons accès au balcon de la façade qui surplombe la place San Marco.

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Quand nous sortons, il est 12h30, et, après avoir récupéré nos sacs, nous mangeons sous les arcades du Palais des Doges. Nous en commençons la visite vers 13h. Au programme :

  • sur la gauche en entrant, les colonnes et chapiteaux originaux exposés depuis la restauration des arcades extérieures
  • les appartements des doges parés de beaucoup de peintures et une salle contenant des cartes géographiques dessinées à la main ainsi que deux sphères métalliques : une cartographiant la Terre, l’autre le ciel
  • les salles relatives aux activités des doges : justice, conseil, sénat…
  • les salles des gardes contenant une impressionnante collection d’armes d’époque allant des épées courtes aux mousquets en passant par les lourdes épées à deux mains
  • la Sala del Maggior Consiglio (salle du grand conseil), considérée comme la plus grande salle d’Europe à l’époque de sa construction (1300 m²)
  • le fameux Pont des Soupirs reliant le palais de justice à la prison en deux couloirs séparés par un épais mur
  • la prison contenant (entre autres choses) des reproductions des graffitis laissés par les condamnés (un d’entre eux nous a gentiment été traduit en anglais par une touriste italienne : un homme avait été condamné à 6 mois de prison pour avoir volé un sac de farine et trouvait la sentence un peu lourde)

Nous traversons le Pont des Soupirs dans l’autre sens pour finir la visite au bout de 3 heures de marche dans le palais ducal.

Nous retournons à l’embarcadère au pas de course afin d’attraper le bateau de 16h30. Après une demi-heure de bateau et avoir fait un brin de lessive, nous nous prélassons au bar du camping jusqu’à 20h30. Il se met à pleuvoir averse et nous décidons de manger à la pizzeria, juste à côté du bar. Nous rentrons ensuite au bungalow. La pluie tombera jusqu’au matin.

Mercredi 18 mai 2005 (Journée racontée par Auréline)

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Nous nous réveillons à 8h30 et nous préparons tranquillement pour prendre le bateau de 11h. En arrivant dans Venise, nous décidons de faire une petite balade en gondole. Le gondolier nous propose une promenade dans les petits canaux suivie d’un retour par le Grand Canal pour 80 euros. Nous acceptons et nous nous installons dans l’embarcation.

Nous admirons les petits ponts et les maisons. Le gondolier nous signale celles où ont habité des personnages célèbres (Goethe, Casanova, Marco-Polo, Mozart, …) tout en écrémant le répertoire des chansons d’amour italiennes. Nous arrivons vers le pont du Rialto et Brice me demande si j’ai une idée de vacances pour l’été 2006. Il avait une petite idée derrière la tête. Sur ce, il me demande en mariage en me tendant une superbe bague. Je suis toute émue et je me mets à pleurer. Je me remets tout doucement de mes émotions, le temps de passer devant la casa de Mozart et de finir la promenade en gondole.

Nous dirigeons ensuite vers la case del Oro à travers les petites rues. Nous traversons un marché et nous laissons tenter par des fraises des bois qui sont très vite mangées. Nous arrivons en face de la casa del Oro et prenons quelques photos, puis nous partons dans la direction de la piazzale Roma. En chemin, nous nous arrêtons pour pique-niquer sur un banc, au milieu d’une place.

Nous flânons ensuite dans les petites rues en parlant mariage. Nous arrivons sur la piazzale Roma et décidons de nous diriger vers l’embarcadère. Nous nous arrêtons sur la Campo Francesco Morosini pour déguster des milk-shakes en terrasse d’un café. Nous prenons le bateau de 15h30 pour rentrer au camping.

Jeudi 19 mai 2005

Aujourd’hui, c’est notre dernier jour de visite à Venise. Nous prenons le bateau de 11h. Arrivés dans la ville, nous marchons un peu avant de nous arrêter dans un restaurant pour prendre notre repas de midi.

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Vers 13h, nous commençons une traversée complète de la ville vers le nord-est pour aller admirer de loin le cimetière de Venise. C’est une île très boisée que nous regardons de la berge opposée, sur un quai. Nous revenons ensuite tranquillement vers la place San Marco car Auréline veut regarder les vitrines des boutiques de luxe (ah, les filles …). En chemin, nous passons devant l’hôpital de la ville, un édifice plutôt moderne qui jure un peu par rapport aux autres bâtisses.

Après avoir longuement regardé les vitrines et effectué les traditionnels achats de souvenirs, nous revenons tranquillement vers la Campo Francesco Morosini où nous dégustons, comme la veille, des milk-shakes. Nous reprenons le bateau de 16h30 pour revenir au camping.

Nous nous renseignons sur les formalités de sortie du camping. Les clés du bungalow doivent être rendues avant 9h30 demain matin. Le réveil risque d’être rude ! Nous bouquinons un peu puis allons faire quelques parties de fléchettes. Nous mangeons à la pizzeria du camping car la bouteille de gaz de notre réchaud est vide depuis la veille. Nous rentrons finalement au bungalow vers 20h30 et préparons nos sacs afin de ne pas perdre trop de temps le lendemain matin.

carte6

Vendredi 20 mai 2005

Après un réveil laborieux à 7h30, nous nous préparons et allons rendre les clés à 9h15. Nous attendons ensuite un bus en direction de la gare de Venezia Mestre qui est censé passer à 9h45. Vers 9h50, un homme passe en voiture et signale dans un anglais incertain qu’il y a une grève à partir de 10h et qu’il est presque certain que le bus ne passera pas. C’est bien dommage, nous avons déjà acheté nos tickets. Après quelques discussions avec deux couples (québécois et franco-anglais) qui sont dans la même situation, nous décidons de prendre le bateau pour Venise, puis de marcher jusqu’à la gare de Venezia Santa Lucia.

Le bateau de 10h est bondé et nous restons sur le quai. Beaucoup de gens ont été pris au dépourvu par la grève. Heureusement, un second bateau a été appelé pour emmener le reste des passagers. Il arrive 5 minutes après. Une demi-heure plus tard, nous arrivons au sud de Venise et partons à pied avec tous nos sacs vers la gare qui est au nord-ouest de Venise.

Après avoir marché à une allure soutenue pendant une demi-heure et nous être un peu égaré, nous arrivons enfin à la gare. Le prochain train en partance pour Milan est à 11h52. Nous n’avons perdu qu’une heure sur notre temps de trajet initial.

Nous arrivons à Milan vers 15h. Nous faisons quelques courses dans une supérette de la gare pour nos derniers repas en Italie et partons en quête du centre d’information touristique pour trouver un hôtel et quelques renseignements sur les transports vers l’aéroport. On nous indique un hôtel près de la gare (beaucoup moins cher que ceux proche de l’aéroport) et un bus passant toutes les trente minutes à partir de 6h.

A 16h, nous arrivons à l’hôtel et posons nos affaires. Nous repartons presque aussitôt pour aller nous promener dans un parc, au bout de la rue. Vers 19h, nous retournons vers la gare afin de repérer la station de bus et de manger. Nous sommes de retour à l’hôtel à 20h30. Il faut se coucher tôt car nous nous levons à 6h demain matin.

Samedi 21 mai 2005

C’est la dernière ligne droite. Comme prévu, le réveil sonne à 6h. Après une bonne douche pour bien nous réveiller, nous déjeunons et partons prendre le bus de 8h30 vers l’aéroport. Nous y arrivons à 9h30, une heure avant le début de l’enregistrement des bagages (vu les problèmes rencontrés à Venise, il vaut mieux être prévoyant). Nous lisons en attendant dans le grand hall.

A 10h30, nous sommes les premiers dans la file d’attente pour l’enregistrement. Après cette formalité et une bonne blague du douanier (qui a repéré notre souvenir de Pise grâce aux rayons X), nous attendons encore plus d’une heure dans la salle d’embarquement. L’avion décolle à 12h30.

Après 1h30 de vol, nous posons le pied sur le sol français et redécouvrons les joies des transports parisiens ! Il ne nous faut pas moins de 3h30 pour revenir chez nous à cause de travaux sur la ligne de RER C. A 18h, nos vacances sont bel et bien finies. Il nous faut déballer nos affaires et nous préparer pour reprendre le travail …

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