2006 – Polynésie française

Notre voyage de noce en Polynésie Française

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Après notre mariage, le 12 août 2006, nous sommes partis en voyage de noce en Polynésie Française du 10 au 24 octobre 2006.

La Polynésie Française est située au milieu de l’océan Pacifique, entre l’Australie et l’Amérique du Sud. Elle est constituée de cinq archipels. Du sud au nord, on trouve :

  • les îles Australes
  • les îles Gambier
  • l’archipel de la Société (îles du vent et îles sous le vent)
  • l’archipel des Tuamotu
  • les îles Marquises

La distance séparant les deux îles les plus éloignées correspond a peu près à la longueur de l’Europe.

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Les différentes étapes du voyage :

  • Tahiti (arrivée) – Moorea
  • Manihi
  • Raiatea – Tahaa
  • Bora Bora
  • Tahiti (retour)

Tahiti (arrivée)

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Mardi 10 octobre 2006

Ca y est, le grand jour est arrivé. Dernières vérifications et bouclage des valises. Il est maintenant l’heure de partir en direction de l’aéroport Charles de Gaulle, et donc de traîner notre chargement dans le RER à travers toute la région parisienne. Heureusement, nous sommes attendus à 9h30 pour l’enregistrement des bagages. La température est plutôt fraîche en Ile de France (pull obligatoire), vivement notre arrivée sur l’île paradisiaque !

Après les formalités d’usage (inscription des bagages, vérification des valises et des bagages à main, etc …), nous nous installons dans l’avion. Le décollage se fait à 11h, comme prévu.

Le trajet de 22 heures se passe sans encombre. Malgré tout, l’étape à Los Angeles est mémorable ! Cette escale est obligatoire et dure 2h, juste le temps de faire le plein de kérosène. Nous descendons donc de l’avion et commençons à faire la queue pour le passage en douane. Il nous faut tout d’abord remplir un carton vert contenant des questions telles que Avez-vous déjà été incarcéré dans notre pays ? ou encore Avez-vous déjà commis des actes de terrorisme ?. Nous imaginons très facilement le refus d’entrée sur le territoire, ou même la prison, pour les personnes répondant mal au questionnaire … Une fois au guichet, il faut quand même montrer patte blanche : passeport, empreintes digitales et photographie, rien que ça ! Naturellement, avec l’attente à la douane, nous sommes à peine arrivés à la salle d’attente que nous devons embarquer à nouveau dans l’avion. Notre passage aux Etats-Unis aura été court, mais édifiant !

Le voyage se termine enfin. Nous avons passé le temps grâce à quatre repas et huit films. Vers 21h, nous atterrissons à Papeete, capitale de la Polynésie Française. Le contraste est saisissant : la température et l’humidité de l’air sont suffocantes.

Nous sommes accueillis par des colliers de fleurs et un groupe musical local chante au son d’une mandoline. Après avoir récupéré nos valises, nous empruntons une navette pour le Sofitel de Tahiti. Nous prenons la clé de notre chambre à l’accueil de l’hôtel et nous montons nous coucher car la journée a été très longue et nous n’avons pas beaucoup dormi dans l’avion. Nous remarquons à peine le confort de notre chambre.

Moorea

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Mercredi 11 octobre 2006

Le réveil en Polynésie se fait très tôt. En effet, le soleil se lève vers 6h et se couche vers 18h. Il va nous falloir prendre ce rythme pendant deux semaines. Nous découvrons enfin les jardins de notre hôtel car le restaurant qui sert le petit-déjeuner est en plein milieu des palmiers et donne sur la plage.

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Aujourd’hui, nous allons visiter Moorea. Nous devions passer trois jours sur cette île, mais l’hôtel étant complet, l’agence de voyage avait changé le planning. Malgré tout, nous sommes décidés à y passer la journée. Nous passons à un distributeur de billets afin d’avoir un peu d’argent liquide et nous tirons 40.000 Francs CFP (ça impressionne, mais ça fait un peu moins de 290 Euros). Nous prenons ensuite le bateau un peu après 9h pour traverser la petite distance qui sépare les deux îles.

Malgré les nuages accrochés dans les hauteurs des îles, nous profitons d’un très beau soleil pendant la traversée et nous prenons nos premières couleurs. A peine 45 minutes plus tard, nous sommes sur le port, à Moorea. Nous prenons vite un bus qui nous emmène dans le village, quartier commerçant de l’île, de l’autre côté par rapport au port. Heureusement, c’est juste à ce moment que l’orage qui menaçait décide de tomber. Pour quelqu’un qui n’a jamais vu un orage tropical, il est très difficile de s’en faire une idée par une description. Il faut imaginer un jet d’eau tiède (comme dans les stations thermales) tombant comme un rideau. Cet orage ne dure que quelques minutes, mais c’est suffisant pour transformer tous les chemins en mares boueuses. Mais le climat fait vite son travail et le paysage sèche très vite.

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Une fois arrivés au village, nous louons un Bugster, sorte de buggy avec un moteur de tondeuse très bruyant placé juste derrière les sièges. C’est un moyen de transport assez inconfortable, mais très drôle ! De plus, maintenant, nous pouvons nous déplacer librement dans l’île.

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Nous nous dirigeons tout d’abord vers l’hôtel Inter-Continental pour visiter le Delphinarium. Nous garons donc notre buggy sur le parking de l’hôtel, au milieu d’autres véhicules (tout à fait normaux, eux) et nous partons en vadrouille dans les jardins à la découverte de la flore locale. Après quelques minutes de marche, nous arrivons au bord d’un bassin communiquant avec le lagon où un moniteur fait découvrir les dauphins à des touristes.

Nous visitons aussi un centre de ré-insertion pour tortues. Dans plusieurs îles dans toute la Polynésie, des installations sont créées afin de recueillir et soigner les tortues blessées en mer qui viennent s’échouer sur les plages.

Nous repartons en direction du belvédère. Ce point de vue, presque au centre de l’île, permet de voir dans le même panorama les deux langues de mer entourant un pic rocheux. C’est une particularité géologique impressionnante. La vue est splendide et le soleil radieux.

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Après être montés d’un côté par la route normale, nous redescendons vers l’autre baie par un chemin de terre cahoteux pour arriver dans le village de Paopao. Puis, nous revenons tranquillement vers le magasin de location en longeant la mer et en nous arrêtant de temps pour admirer pour la première fois des plages parsemées de cocotiers. L’envie est très forte d’aller se baigner, mais la journée est déjà bien avancée et il va falloir retourner vers l’agence de location pour rendre le buggy.

Nous reprenons le bus en direction du port, mais par l’autre côté de l’île. Cela nous permet de découvrir ce que nous n’avions pas encore vu. Et surtout, nous sommes à l’abri d’un second orage tropical. Heureusement, comme le premier, il ne dure que quelques minutes, et le soleil reprend vite ses droits.

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Nous reprenons le bateau en direction de Tahiti. Comme il est déjà 17h, nous pouvons admirer les lumières tombantes sur l’île de Moorea. C’est magnifique.

De retour à l’hôtel, il fait déjà nuit. Nous descendons à la piscine pour nous délasser un peu. En fin de soirée, nous prenons notre repas sur la terrasse, devant la plage.

Manihi

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Jeudi 12 octobre 2006

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Aujourd’hui, nous changeons d’île. Le départ pour Manihi est prévu pour 9h. Nous nous levons à 5h30 afin d’avoir le temps de nous préparer. De toute façon, nous n’aurions pas pu dormir encore très longtemps car le jour commence déjà à se lever.

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Le moyen de transport le plus rapide pour passer d’une île à l’autre est l’avion. Nous empruntons donc les vols intérieurs d’Air Tahiti. Le voyage dure 1h30, et nous voyons passer en-dessous de nous les atolls qui nous séparent de Manihi. Le plus impressionnant est Rangiroa par ses dimensions : 80 km de long pour 32 km de large. Sur la photo ci-contre, on voit nettement la différence de couleur entre l’océan (gauche) et le lagon (droite). La largeur de la bande de terre qui forme l’atoll peut varier de quelques dizaines à plusieurs centaines de mètres. Il sont formés par l’accumulation de sable sur la barrière de corail qui entoure les îles. Au bout de plusieurs dizaines de milliers d’années, l’île retombe progressivement dans la cheminée magmatique (car toutes ces îles sont d’anciens volcans) et il ne reste plus alors que ces bandes de sables.

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Nous arrivons enfin à l’aéroport de Manihi où nous sommes attendus par une voiturette électrique de l’hôtel. Puis, une hôtesse d’accueil nous emmène faire le tour du site pendant que nos bagages sont transportés jusqu’à notre chambre. Après une présentation complète de l’hôtel, nous arrivons au bungalow sur pilotis qui sera notre résidence pendant trois jours. C’est très luxueux, et il y a même une descente privée dans le lagon ! Nous sommes en extase devant la vue, sur notre terrasse.

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Nous marchons un peu dans les alentours. Les paysages sont fantastiques et nous n’entendons aucun bruit si ce n’est le clapotis des vagues et le vent dans les arbres. De ce côté de l’atoll, il n’y a que notre hôtel. La civilisation ne peut pas venir parasiter le calme environnant.

Nous profitons aussi, bien sûr, de la mer transparente en nageant au milieu des poissons, devant le bungalow. Vers 18h, la nuit tombe, et il nous faut sortir de l’eau. Même si la température de l’eau est très agréable, nous devons nous renseigner sur les activités proposées par l’hôtel et nous inscrire à celles qui nous intéressent. Le vendredi, nous feront une visite de ferme perlière le matin et plongée l’après-midi. Le samedi sera occupé par un pique-nique de l’autre côté de l’atoll.

Après avoir dégusté un cocktail tropical au bar de l’hôtel, nous finissons notre soirée au restaurant en dégustant les plats locaux.

Vendredi 13 octobre 2006

Le départ pour la ferme perlière est prévu pour 9h. Nous avons donc largement le temps de profiter du petit-déjeuner très complet qui nous est proposé. Nous pouvons manger à volonté des fruits tropicaux, des viennoiseries, des jus fraîchement pressés, etc …

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Après ce bon repas, nous sommes prêts à partir pour la visite. Nous montons dans un des bateaux de l’hôtel et naviguons vers Marakorako, dans l’est de l’atoll, avec le reste du groupe inscrit pour la visite. Une dame nous accueille sur le ponton de la ferme perlière et nous amène à une sorte de salle de classe en plein air. Seul un toit de feuilles de palmier nous donne un peu d’ombre. Notre hôtesse nous explique avec un humour décapant le processus complet de la production des perles colorées de Polynésie, ainsi que tout ce qui se rapporte à l’élevage des huîtres perlières. Nous assistons ensuite à une démonstration de greffe de nucléus (élément de base de la perle) et de prélèvement de perle.

Après cette visite très intéressante et très instructive, nous reprenons le bateau vers l’hôtel. Il nous faut prendre des forces car, pendant l’après-midi, nous partons faire une sortie plongée sur le tombant, juste de l’autre côté de la passe (en clair : là où la profondeur augmente d’un coup, côté océan). Mais après notre repas en terrasse, nous profitons du spa. Nous partons donc nous faire masser avec des huiles qui préparent notre peau à l’exposition au soleil. Ce soin est très agréable et relaxant et l’heure de massage passe très vite !

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Nous allons ensuite nous préparer dans notre bungalow. Après avoir mis nos maillots de bain et pris notre matériel (palmes, masques et tubas), nous allons au centre de plongée. Le moniteur nous accueille et nous lui expliquons que ce sera la première expérience subaquatique d’Auréline. Nous optons donc pour un baptême entre 6 et 10 mètres de profondeur. C’est déjà largement suffisant pour côtoyer de très beaux poissons. Après les explications théoriques habituelles, nous partons en bateau et traversons la passe pour aller nous mettre près d’une bouée, sur le tombant. Nous descendons dans l’océan, au milieu des coraux, et découvrons la faune sous-marine locale. Malgré une petite appréhension pendant les premiers instants, Auréline est enthousiasmée par cet environnement qui lui était jusque là inconnu.

Après presque trois quarts d’heure et la découverte d’un requin (de loin), d’une raie (de plus près) et de plein de poissons de toutes les couleurs, nous remontons sur le bateau pour partager cette expérience entre nous tout en revenant à l’hôtel.

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Nous nous remettons de notre balade sous l’eau en sirotant un cocktail en terrasse du bar, en bordure de la piscine. Puis, pendant le repas, nous assistons à un spectacle de danses en tenue locale proposé par les employés de l’hôtel.

La fin de cette journée très mouvementée arrive et nous retournons dans notre bungalow afin de nous reposer. Nous devons être en forme pour l’activité de demain : pique-nique sur une plage paradisiaque !

Samedi 14 octobre 2006

Comme la veille, nous prenons un petit déjeuner sous forme de buffet, puis nous allons nous préparer. Le bateau nous attend à 9h pour la sortie pique-nique. L’un des deux animateurs qui nous emmènent est un grand blagueur et la journée promet d’être très drôle.

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Dans un premier temps, il nous faut pêcher suffisamment de poisson pour nourrir la douzaine de personnes du groupe. La technique est très simple. Tout d’abord, nos guides ancre le bateau au bord d’une patate (une remontée de corail en plein milieu du lagon) car c’est là que les poisson se nourrissent. Ensuite, ils nous distribuent un matériel de pêche très sommaire (un fil de nylon de presque 100 mètres de long enroulé autour d’une simple planchette de bois avec un hameçon 20 centimètres avant le bout et une pierre pour lester le tout) et nous mettent à chacun un morceau de poisson cru sur l’hameçon. La méthode est très simple : laisser descendre la pierre jusqu’au fond du lagon et attendre qu’un poisson morde à l’hameçon. Il faut quand même changer de patate de temps en temps car les poissons ne se laissent pas berner trop longtemps. Les outils les plus simples étant souvent les plus efficaces, nous remontons pas moins de 12 mérous et 3 autres poissons inconnus (pour nous) en une heure et demi.

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Une fois le repas pêché, nous nous dirigeons vers l’aire de pique-nique. Nous découvrons une plage paradisiaque avec, le long des cocotiers, des tables en bois et un baril reconverti en barbecue. Nous aidons nos guides à décharger les glacières contenant les entrées (salade de poisson cru), les boissons fraîches et le vin, puis partons nous baigner avec eux.

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Un concours de recherche de poulpe est improvisé afin d’agrémenter le repas. Le plus blagueur de nos guides s’amuse avec le seul poulpe que nous avons réussi à dénicher afin de dégoûter un peu les âmes sensibles du groupe. Après nous être bien amusés dans l’eau, nous retournons sur la plage et le guide nous montre comment fabriquer de la poudre de coco de manière artisanale. Cette chapelure peut être ensuite pressée pour en extraire du jus de coco pour assaisonner la salade de poisson cru. Les grillades de poissons sont en train de cuire pendant ce temps.

Après un apéritif très attendu, le repas se passe dans la bonne humeur, tout en discutant avec les français et les italiens qui nous accompagnent. La cuisine traditionnelle est savoureuse, même si elle est très dépaysante. Nous dégustons tour à tour une salade de poisson au lait de coco avec des petits légumes, cuisses de poulet grillées, mérou et tentacule de poulpe grillé, et pour finir, des fruits frais.

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Après le repas, notre guide nous montre comment grimper au cocotier pour aller cueillir les fruits. Un bon moment de rigolade car, malgré la bonne volonté de chacun d’entre nous, aucun n’arrive à grimper à l’arbre. S’en suit un concours d’ouverture de coco avec les dents. Encore une fois, seul notre guide arrive à obtenir un résultat satisfaisant. Pour finir, une partie de pêche au requin, toujours avec des moyens minimalistes : un mérou pêché le matin même (il l’avais mis de côté), une bonne corde, un couteau et les restes de notre repas. Avec le couteau, il taillade le mérou et lui passe la corde derrière les opercules. Ensuite, il appâte les poissons environnant avec les restes de notre repas. Cela attire aussi les requins qui se mettent à chasser et qui attaques les poissons les plus faibles, dont celui qui est attaché au bout de la corde. Une fois que le requin a mordu, il suffit de le tirer rapidement vers la plage avant qu’il ne desserre la mâchoire.

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Le résultat ne se fait pas attendre longtemps ! Au bout d’à peine quelques minutes, six requins commencent à roder autour de l’appât. Au bout d’un quart d’heure et après quatre tentatives, notre guide réussi à remonter un requin de presque un mètre de long ! Nous prenons tous plein de photos, certains vont même jusqu’à le prendre à bout de bras pour immortaliser la scène. Le requin est remis à l’eau au bout de quelques minutes et disparaît sans demander son reste. Après avoir attendu que les poissons redeviennent calmes et que les requins reprennent leurs distances, le guide nous emmène nourrir une murène avec les restes du poulpe pêché le matin.

Le soleil commence à descendre doucement et nous devons rentrer à l’hôtel. Après avoir pris une bonne douche, nous nous retrouvons au bar pour prendre le cocktail devenu maintenant traditionnel. Après un excellent repas, nous ne flânons pas entre le restaurant et la chambre : le changement d’île est prévu pour demain et il nous faut commencer à ranger nos affaire avant de profiter de notre dernière nuit (bien méritée) à Manihi.

Raiatea – Tahaa

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Dimanche 15 octobre 2006

Ce matin, nous devons finir de préparer nos valises car le séjour dans ce paradis terrestre qu’est l’île de Manihi touche à sa fin. Après un bon repas du matin, nous bouclons nos bagages et rendons la clé du bungalow. Il est déjà presque l’heure du départ et nous profitons de nos derniers instant en terrasse du bar avec un cocktail.

La voiturette électrique de l’hôtel vient nous chercher une heure avant le départ de l’avion et nous emmène à l’aéroport pour les formalités d’usage. Nous repartons donc en direction de Tahiti où nous reprenons un autre vol vers Raiatea. Après cette journée en avion, et quelques heures passées à l’hôpital de Raiatea (Auréline subit une réaction allergique d’origine inconnue sur le bas des jambes), nous sommes contents d’arriver enfin à l’hôtel où nous prenons un repas attendu. Le personnel nous l’a gentiment gardé et nous mangeons dans la salle de restaurant vide.

Nous sommes enfin dans notre chambre. Le confort n’est pas aussi grand que dans les hôtels précédents (il y a une étoile en moins) mais nous sommes quand même très bien installés. Après nous être rafraîchis dans la douche, nous allons nous coucher.

Lundi 16 octobre 2006

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Après le petit déjeuner, nous nous inscrivons pour une sortie sur l’île voisine : Tahaa, l’île de la vanille. Après être allé nous préparer (maillots de bain et matériel de nage), nous partons en bateau à travers le lagon vers une passe, au nord de l’île, afin de voir des poissons et un jardin de corail. Malgré la faible profondeur de la passe, une multitude de poissons colorés se balade autour de nous. Le conducteur du bateau, qui est notre guide pour la première partie de notre excursion, agite une carcasse afin de les attirer encore plus près de nous. Nous pouvons presque les toucher ! Nous revenons au bateau en nous laissant entraîner par le courant (de l’océan vers le lagon) et croisons encore plusieurs autres poissons, et même une raie de presque deux mètres d’envergure !

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Après cette balade en milieu aquatique, nous repartons en bateau vers un îlot où notre repas nous attend. Au menu : plats traditionnels à base de poisson, volaille, riz, noix de coco et fruits tropicaux. C’est savoureux !

Ensuite, nous sommes amenés à une exploitation perlière (enfin, plus précisément à son magasin) et recevons un cours théorique (notre second) sur la fabrication de perles colorées de Polynésie. Nous visitons ensuite très rapidement une vanillerie, juste à côté du magasin de perles. Le guide qui nous a pris en charge pour l’après-midi nous déconseille d’acheter des brins de vanille dans l’exploitation car il nous en propose au noir plus pour le même prix. Nous choisissons son option, même si nous trouvons cela un peu bizarre. Finalement, la transaction se passe bien et nous achetons, un peu plus tard dans l’après-midi, dix brins de vanille dans un sac plastique.

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Nous partons ensuite, toujours avec le même guide, pour une traversée de l’île en véhicule tout terrain. Après quelques centaines de mètres sur la route goudronnée qui fait le tour de l’île, le 4×4 s’engage dans un chemin boueux très raide. Nous entrons dans le centre de l’île. C’est une zone très sauvage. La végétation pousse de manière complètement libre autour de nous. Le guide nous indique au fur et à mesure les noms des plantes que nous rencontrons. Au sommet, nous à un point de vue splendide : d’un côté, les deux baies qui se rejoignent presque, et de l’autre, les plantations d’ananas. Nous redescendons ensuite vers le lagon par l’autre côté de l’île.

Nous retrouvons le conduction du bateau qui nous ramène à la ville (Uturoa) où une navette de l’hôtel nous attend. La nuit tombe très vite car il est déjà assez tard. Nous allons prendre une douche bien méritée et nous prélasser un peu en terrasse avant le repas du soir.

Mardi 17 octobre 2006

Aujourd’hui, nous avons réservé des places pour une autre excursion vers le sud de l’île. Nous prenons notre petit-déjeuner et nous nous préparons. Notre guide nous attend pour 9h à l’entrée de l’hôtel.

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Le guide arrive et nous explique que nous allons visiter plusieurs sites particuliers : une petite balade sur l’unique rivière l’île, le jardin botanique et le Marae (lieu sacré de la culture Maori).

Après être allé jusqu’à son ponton, nous embarquons et partons sur le lagon vers la baie de Faaroa au fond de laquelle nous pouvons voir l’embouchure de la rivière. Nous remontons son cours sur moins de deux kilomètres, et très vite la profondeur n’est plus suffisante pour le passage du bateau (moins de 60 cm). Les arbres, de chaque côté, forment une arche de végétation et apportent une fraîcheur très agréable. Le paysage que nous traversons fait sérieusement penser à la jungle tropicale.

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Nous faisons demi-tour et revenons sur presque la moitié de la longueur du trajet pour amarrer le bateau à un ponton donnant directement dans le jardin botanique. Notre guide nous explique alors, au fil de la balade, les noms et les utilisations des différentes plantes rencontrées. Presque toutes nous sont totalement inconnues et nous écoutons avec attention les paroles de notre passionné de fleurs et de plantes médicinales.

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Nous reprenons ensuite le bateau pour retourner dans le lagon et aller visiter le Marae Taputapuatea. C’est le plus grand et le plus ancien Marae de la culture Maori. Les Maraes étaient (et sont encore pour les grandes occasions) des lieux de rencontres pour les personnages importants des tribus tels que les chefs, les prêtres ou les tatoueurs. Tout le monde peut assister aux réunions, mais seuls les participants (exclusivement des hommes) peuvent monter sur les pavements. Selon les théories les plus admises, Raiatea est la première île à être colonisée par un peuple originaire de Mélanésie. Ensuite, le peuple Maori s’est répandu sur toutes les îles de la Polynésie, puis vers Hawaï, la Nouvelle Zélande et la Nouvelle Calédonie.

Le Marae de Raiatea est impressionnant par sa taille, on peut y voir des pavements pour la rencontre des chefs de tribu, le choix d’un nouveau chef (en fonction de sa taille et de sa force), la rencontre et le travail des tatoueurs, la commémoration des morts, etc …

Nous revenons à l’hôtel en début d’après-midi et, après avoir grignoté un peu, nous repartons à pied vers le centre-ville pur effectuer nos achats de souvenirs. Après trois bonnes heures de marche (aller-retour et boutiques), nous sommes enfin de retour à l’hôtel et nous allons nous reposer sur la terrasse en profitant des derniers moments de soleil.

Après nous être rafraîchis dans notre bungalow, nous allons au restaurant de l’hôtel pour prendre notre repas en assistant à un spectacle de danses locales donné par les enfants de l’école de la ville. Les plus jeunes ont à peine 4 ans et réussissent déjà à faire des mouvements impossibles à effectuer pour nous ! Notre dernière soirée dans cet hôtel se termine assez tard, même si nous devons rendre la chambre le lendemain matin. Nous partons vers la dernière île de notre voyage de noce : la célèbre Bora Bora !

Bora Bora

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Mercredi 18 octobre 2006

Ce matin, nous partons pour la célèbre Bora Bora, certainement l’île la plus touristique de la Polynésie Française. Nous préparons nos valises afin de libérer la chambre avant 11h du matin. Puis, nous attendons l’heure du départ sur la terrasse de l’hôtel. Le taxi qui doit nous emmener à l’aéroport est très ponctuel et nous sommes très en avance pour notre avion.

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Après un trajet assez court (à peine 45 minutes) nous arrivons à Bora Bora. L’accueil est toujours aussi chaleureux et nous nous retrouvons très vite, comme pour les autres îles, avec un collier de fleurs autour du cou. Comme l’aéroport est construit sur le massif corallien, au nord de l’île, une navette maritime nous conduit à notre hôtel, au sud. Le soleil est radieux et le paysage fabuleux. Nous découvrons la montagne de Bora Bora qui n’est autre qu’un ancien cratère éventré par l’érosion.

Une fois à l’hôtel, nous nous installons dans notre chambre, un bungalow tout confort à deux pas de la plage. Après un rapide point, nous décidons que notre budget est encore suffisant pour nous permettre de profiter au maximum des activités aquatiques proposées par l’hôtel. Nous allons donc voir une hôtesse d’accueil afin de mettre au point notre emploi du temps et de réserver toutes les activités que nous voulons faire. Au programme, il y aura :

  • deux plongées découvertes pour moi
  • une balade en catamaran pour admirer le soleil couchant
  • une balade en jet-ski autour de l’île
  • une initiation au ski nautique
  • un survol du lagon en parachute ascensionnel

Dans l’immédiat, nous allons profiter des dernières heures de soleil avant 18h pour nous baigner et photographier un peu les poissons ! Ensuite, après une bonne douche, nous allons nous prélasser au bar devant un cocktail avant de prendre notre repas. Un spectacle de danse est donné, et nous sentons clairement la différence avec les danses de Manihi. En effet, à Bora Bora, elles racontent des épopées guerrières, alors qu’à Manihi, elles font référence à la pêche et à la séduction des vahinés.

Nous partons nous reposer : je dois me lever tôt demain matin pour aller au club de plongée, juste à côté de l’hôtel.

Jeudi 19 octobre 2006

Il est 6h du matin, nous nous levons afin et partons directement prendre notre petit-déjeuner. J’ai rendez-vous à 8h30 devant le club de plongée pour deux balades en découverte : une sur le tombant pour aller voir des requins, et une dans le lagon, dans un courant marin, pour admirer les raies. Après avoir pris des forces avec un repas bien copieux, je me joins au groupe et prépare le matériel que je vais utiliser (gilet stabilisateur, shorty, détendeur, …).

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Nous embarquons ensuite tous dans le bateau où les bouteilles d’air ont déjà été entreposées. Après quelques minutes de trajet, nous sortons du lagon afin d’amarrer le bateau à une bouée, juste au début du tombant. Nous nous équipons et c’est parti pour une descente à 25 mètres à proximité d’une bande de requins citrons. Plus loin, des requins pointes noires nous côtoient pendant quelques instants. La plongée dure presque trois quarts d’heure (en comptant le palier de décompression à 3 mètres) et nous avons pu jouer avec des petits poissons de toutes les couleurs et admirer le corail.

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Nous remontons sur le bateau et le moniteur nous propose des cocktails de jus de fruits et des morceaux de noix de coco pour reprendre un peu de forces. Nous repartons pour aller nous placer en haut d’un courant marin qui traverse toute une partie du lagon en faible profondeur (entre 5 et 10 mètres) pour aboutir sur une fosse d’environ 45 mètres. Après la traditionnelle bascule arrière, nous nous laissons tranquillement porter par le courant et suivons pendant quelques minutes une famille de raies (deux adultes immenses et quatre petites en train de jouer autour). Nous arrivons au dessus de la fosse et descendons jusqu’à trente mètres (la limite imposée en Polynésie pour une palanquée de niveau 1) et nous sommes émerveillés de voir, 15 mètres en-dessous de nous, une colonie complète de raies (plus d’une quarantaine) avec plein de bébés en train de jouer en nageant dans tous les sens. Nous remontons ensuite vers notre point de départ en traversant un jardin de corail où nous nous amusons à faire réagir des coquillages qui vivent incrustés dans les formations coralliennes. Après ces deux superbes plongées, nous revenons à l’embarcadère en parlant entre nous de tous ce que nous avons vu sous l’eau.

Pendant ce temps, Auréline, n’ayant pas le droit de pratiquer la plongée à de telles profondeurs, a profité de sa matinée pour marcher sur la plage, se baigner et lézarder au soleil. Ca a du bon aussi, le farniente !

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L’après-midi est déjà commencée quand je rentre au bungalow. Après une bonne douche, nous allons nous restaurer un peu. Après le repas, une sieste nous fait le plus grand bien. Nous réglons quand même le réveil pour 17h30 car nous ne voulons pas rater la balade en catamaran. Nous sommes les premiers arrivés sur le ponton de l’hôtel, et nous voyons le catamaran se préparer. Au moment d’embarquer, c’est un groupe d’une douzaine de personnes qui se répartit sur les flotteurs et sur le filet central.

La navigation à la voile est très agréable : nous glissons sur l’eau sans aucun bruit, si ce n’est le vent soufflant dans les voilures. Au bout d’une bonne demi-heure, nous sommes en plein milieu du lagon et le soleil commence à tomber sur l’île. Les organisateurs de la sortie nous servent un cocktail et nous trinquons tout en regardant le magnifique coucher de soleil.

De retour à l’hôtel, nous allons prendre notre repas du soir sur la terrasse du restaurant avant de retourner à notre bungalow.

Vendredi 20 octobre 2006

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Aujourd’hui, le programme est assez chargé. Après notre petit-déjeuner, nous nous préparons pour la sortie en jet-ski. A l’entrée de l’hôtel, le guide nous attend pour nous conduire chez lui, là où commence la balade. Après nous être équipé de gilets de sauvetage et avoir écouté les recommandations d’usage, nous partons pour faire le tour de l’île. Ce moyen de transport est très grisant par sa rapidité : à peine nous frôlons la manette d’accélération que le jet-ski saute de vague en vague ! Nous avons même failli tomber à l’eau plusieurs fois ! Presque à la fin de la balade, le guide nous invite sur une plage privée pour déguster des bananes et des morceaux de noix de coco. Après ce petit intermède culinaire, nous retournons à notre point de départ et repartons à l’hôtel.

Après un repas léger et une bonne sieste, nous sommes repartis pour une initiation au ski nautique. Un petit bateau avec un moteur puissant vient nous chercher au ponton de l’hôtel. Nous nous installons sur les coussins, à l’arrière et après s’être écarté un peu des berges, la monitrice nous explique comment procéder (d’abord sur la barre, sur le côté du bateau) : se mettre en boule, les fesses sur les skis, puis se laisser tirer par la force du bateau en gardant bien les pieds devant jusqu’à la position debout. Enfin, ça, c’est la théorie. En pratique, c’est une autre histoire ! Etre tracté par un bateau, accroché à une barre métallique, c’est très douloureux pour les mains et les bras car il faut sans arrêt être crispé afin de ne pas lâcher. Les chutes sont très nombreuses, et heureusement que nous avons un gilet de sauvetage, car avec les skis aux pieds, c’est quasiment impossible de faire le moindre mouvement dans l’eau. Après quelques essais avec la barre, Auréline est exténuée. Je tente l’exploit avec le trapèze au bout de la corde. C’est encore un peu plus dur ! J’arrive quand même à me sortir de l’eau deux fois, mais seulement pour quelques secondes. Après une demi-heure d’acharnement chacun, le résultat n’est pas très impressionnant …

Après cette tentative pas très glorieuse, nous allons faire une activité d’un autre genre : du parachute ascensionnel. Le bateau passe nous prendre au ponton de l’hôtel et récupère aussi deux autres couples (japonais et américain) à l’hôtel voisin. Après avoir été bien fixés grâce à des harnais, nous attendons, assis sur la plate-forme arrière du bateau, que la voile se déploie et nous entraîne avec elle. Dès que le propriétaire de l’équipement libère les attaches, le vent s’engouffre dans le parachute et en quelques secondes, nous déjà à plusieurs mètres de hauteur. Au bout de quelques minutes, nous sommes tractés par le bateau à travers le lagon, juste reliés par un câble métallique de 300 mètres de long. Nous n’entendons quasiment plus aucun bruit, et la vue à cette hauteur est splendide ! Nous découvrons les fonds marins vus du ciel. Nous arrivons même à voir plusieurs raies (en tout petit de là où nous sommes) nager à faible profondeur. Au bout d’un quart d’heure, nous redescendons, tirés vers le bateau par le treuil. L’arrivée se passe sans encombre, ce qui n’est pas le cas du couple d’américains qui passe après nous : à la fin, à tout juste deux mètres du bateau, un trou d’air les fait tremper dans l’eau avant de les remonter immédiatement.

De retour à l’hôtel, nous nous préparons pour une séance de spa. Les massages sont très relaxant après notre journée sportive. La journée se termine par le repas et un nouveau spectacle de danses et musiques traditionnelles. Mais il nous déjà penser au départ le lendemain matin. Nous retournons à Tahiti pour la dernière journée de visite avant le vol vers la France.

Tahiti (retour)

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Samedi 21 octobre 2006

La fin de notre voyage approche. La saison des pluies aussi ! Comme pour nous empêcher d’avoir des regrets, le climat est passé du beau fixe à la pluie. Après avoir préparé nos valise, rendu le bungalow, et payé nos activités, nous nous installons au bar pour attendre au sec la navette qui va nous emmener à l’aéroport. Nous profitons de ce temps libre pour écrire nos dernières cartes postales.

Un peu après midi, la navette arrive et nous partons de l’hôtel, toujours sous la pluie. Une fois à l’aéroport, après la validation de nos billets, nous attendons à nouveau avant d’embarquer. Le trajet jusqu’à Tahiti se fait sans encombre et nous arrivons à l’hôtel (le même qu’à l’aller) en fin d’après-midi. Nous nous installons dans la chambre et, après nous être rafraîchi, nous organisons rapidement le planning du lendemain. Nous voulons faire le tour de l’île afin de visiter le trou du souffleur et les trois cascades.

En descendant manger, nous nous renseignons à l’accueil sur les possibilités de location de voiture. Visiblement, tout les agences de location sont à l’aéroport mais une navette fera spécialement le trajet pour venir nous chercher. Après un excellent repas, nous montons nous coucher. Même si la température et encore très agréable, la pluie ne nous encourage pas à traîner en extérieur.

Dimanche 22 octobre 2006

Après avoir remballé nos affaires (nous reprenons l’avion pour Paris le soir même) et pris notre petit-déjeuner, nous laissons nos valises à l’accueil de l’hôtel pour nous rendre à l’agence de location, à l’aéroport. Après avoir rempli les papiers, je me retrouve au volant d’un Mazda 3 automatique flambant neuve (à peine deux cent kilomètres au compteur). Nous commençons tranquillement notre tour de l’île en traversant la capitale de la Polynésie Française : Papeete.

Nous arrivons au le trou du souffleur. C’est une curieuse formation géologique qui laisse entrer l’eau de mer dans une série de petite cavités creusées dans la roche volcanique. L’eau est ensuite recrachée brutalement par un souffle violent. C’est très impressionnant à observer.

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Nous nous dirigeons ensuite vers le site des trois cascades. Il nous faut pour cela remonter un chemin très cahoteux en s’éloignant de la mer. Nous débouchons sur un parking ombragé où un panneau touristique raconte la légende des trois cascades et indique comment s’y rendre à pied. La balade est très agréable car la température dans le sous-bois est beaucoup moins pesante.

La légende des trois cascades :Texte tiré d’une œuvre de Vaetua Teriiama

Il y a très longtemps, une très belle jeune fille vivait à Tiarei. Elle s’appelait Fauai. Elle avait à peine 17 ans et, comme les filles de son âge, elle aimait orner ses cheveux de fleurs. Chaque matin, en compagnie de ses amies, elle parcourait la vallée afin de cueillir des feuilles et des fleurs qui lui servaient à faire des couronnes.

Son père, le grand chef Marurai, l’adorait. Jaloux et cruel, il n’autorisait aucun homme à s’approcher d’elle, il la faisait accompagner dans ses promenades par deux de ses meilleurs guerriers.

Dans la vallée, Fauai et ses compagnes rencontrèrent Tua, un beau jeune homme qui passait par là. Tua, qui ignorait le tabu, se précipita vers Fauai, lui arracha des mains la couronne de maire qu’elle tenait et s’enfuit en riant. Sans hésitation, les gardes se lancèrent à sa poursuite, le rattrapèrent et le tuèrent …

Fauia se réfugia auprès de sa mère malade. Quelques mois plus tard, elle retourna dans la vallée avec une de ses amies, pour cueillir des plantes médicinales pour soigner sa maman qui était bien malade.

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Elles rencontrèrent un autre garçon qui s’appelait Ivi, parce qu’il était maigre à faire peur. Il cherchait des plantes pour se soigner. Fauia eut pitié de lui. Elle eut envie de lui venir en aide, mais il y avait les deux guerriers. Comment faire ?

Elle eut une idée, elle demanda à son amie de se cacher et de hurler afin d’attirer les gardes. Dès que les cris retentirent, Fauia ordonna aux gardes d’aller voir ce qu’il se passait. Elle en profita pour rejoindre Ivi. En la voyant, la garçon pâlit encore plus.

– N’aie pas peur. Je suis Fauai.- Je le sais, mais tu es tabu, éloigne-toi avant l’arrivée des gardes.- Je suis ici pour t’aider à trouver les herbes qui te guériront.- Non ! Va-t-en ! Je ne veux pas être mis à mort comme Tua…- Eh bien, puisque tu as si peur, viens, suis-moi, personne ne pourra nous voir.

Fauai saisit Ivi par la main et l’entraîna dans la forêt. Ils ne marchèrent pas bien longtemps. Soudain, ils entendirent des appels lointains. C’était les guerriers, qui avaient compris la ruse et qui recherchaient la princesse. Ivi, épuisé, devait s’arrêter souvent pour reprendre son souffle. Les appels se faisaient plus proches.

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– Mon pauvre Ivi, nous sommes perdus. Que puis-je faire pour te sauver ?- Rien. Retourne auprès des gardes. Laisse-moi mourir seul.- Non, si tu dois mourir , je mourrai avec toi.- Es-tu décidée à rester avec moi jusqu’au bout ?- Oui.- Alors, s’il en est ainsi, Fauai, je vais te dévoiler mon secret, je ne suis pas Ivi, le malade. Je suis le bon génie de cette vallée. Dans quelques instants, nous seront pour toujours prisonniers des cascades.

Sur ces mots, ils se collèrent à la paroi rocheuse et Ivi se transforma en un beau jeune homme. Soudain, un bruit assourdissant emplit l’espace. Du haut de la falaise deux énormes masses d’eau se déversèrent recouvrant entièrement Fauai et Ivi.

Quand les guerriers arrivèrent au fond de la vallée, ils découvrirent deux splendides cascades. Leurs eaux limpides glissaient sur la roche et venaient se rejoindre dans deux charmants bassins.

Depuis ce jour-là, Ivi et Fauai restèrent cachés derrière les chutes. On appela ce lieu Fa’auruma’i. Quant aux guerriers, ils ne purent jamais regagner le village car, au retour, une troisième cascade les engloutit.

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Tahiti est formée des deux anciennes îles qui se touchent maintenant sur une largeur d’à peine un kilomètre : Tahiti Nui (la grande Tahiti) et Tahiti Iti (la petite Tahiti). Nous reprenons la route et continuons notre tour de l’île en direction du point de vue de Tahiti Iti. En chemin, nous apercevons une curiosité en plein milieu du lagon : un arbre pousse sur une patate corallienne tout juste assez grande pour supporter les racines. Nous continuons notre balade en voiture et attaquons la côte qui nous mène au point de vue.

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Nous arrivons à un petit carrousel à moitié à l’abandon. De ces hauteurs, malgré le temps très orageux, la vue sur la mer est splendide. Nous voyons aussi les deux baies qui entourent la jonction entre les deux parties de l’île.

Nous retournons ensuite sur la route qui fait le tour de l’île pour continuer vers l’aéroport afin de rendre la voiture. Les averses deviennent de plus en plus fréquentes, mais nous nous arrêtons quand même sur la plage pour regarder les jeunes du coin s’amuser avec leurs surfs dans les vagues (qui sont devenues impressionnantes à cause de la tempête qui se prépare). Pour finir la journée, nous ramenons la voiture à l’agence de location et nous nous faisons reconduire à l’hôtel.

Une chambre non meublée (avec juste une salle de bain utilisable) est mise à notre disposition afin de nous laisser nous rafraîchir et nous préparer pour notre voyage de retour. Notre avion part à 23h. Nous attendons ensuite dans le hall en bouquinant que l’heure de notre départ arrive.

Le vol se passe sans encombre. Le passage à Los Angeles est aussi inoubliable qu’à l’aller. Les policiers américains ne se sont améliorés pendant nos deux semaines de vacances. Le trajet nous semble beaucoup plus long pour ce retour. En effet, en France, c’est la grisaille et le froid qui nous attendent.

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