2008 – Bretagne et Vendée

Nos premières vacances en camping-car

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Cette année, pour ce début de mois de mai, nous avons décidé de nous faire une première expérience de vacances en camping-car. Nous ne partons donc pas trop loin pour cette première fois : sud de la Bretagne et Vendée.

Les vacances n’ayant pas été très longues, il n’y aura que deux chapitres :

  • Bretagne
  • Vendée

Traversée de la Bretagne et Belle-Ile

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Samedi 26 avril 2008

C’est le jour du départ ! Après nous être préparés, nous avons rendez-vous vers 9h à Arpajon pour la réception du camping-car que nous avons loué pour quinze jours.

Après quelques explications données par le loueur, nous apprenons qu’une personne, qui devait revenir vendredi soir, est toujours dans la nature avec le camping-car que devions prendre. Auréline rentre à la maison avec Cillian et j’attends à l’agence de location que le loueur trouve une solution.

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Finalement, vers midi, je repars à mon tour à la maison avec un autre véhicule (presque le même) pour commencer le chargement. Vers 14h30, après quelques aller-retour entre l’appartement et le camping-car, nous partons enfin en vacances, direction la Bretagne.

Nous sommes attendus le soir même chez des cousins d’Auréline, à côté de Saint Brieuc, pour un week-end en famille. Au programme, bonne chair, un peu de kayak de mer, et surtout amusement avec les enfants de chacun.

Lundi 28 avril 2008

Nous commençons notre vraie balade de camping-caristes. Notre but est, dans un premier temps, la presqu’île de Quiberon. Nous allons tenter de visiter Belle-île en Mer, que nous avons raté il y a deux ans pour cause de tempête.

La journée s’annonce presque belle. En effet, même si nous recevons quelques gouttes par ci par là, le temps reste quand même très clair. Nous partons donc de Saint Brieuc après avoir fait quelques provisions (remplissage de frigo et accessoires pour protéger Cillian du soleil). Après quelques dizaines de kilomètres, il est déjà midi, et nous devons nous arrêter pour notre premier repas dans le camping-car.

Nous arrivons à Quiberon vers 15h et longeons la Côte Sauvage pour atteindre l’aire de stationnement pour camping-car. En fait d’aire de stationnement, nous découvrons un parking stabilisé avec, dans un coin, une bouche d’égout, une arrivée d’eau, et un parcmètre ! L’utilisation de l’aire est facturée 5 euros par tranche de 24h. En plus, elle est à l’écart de tout et il est impossible de rejoindre le port sans reprendre le véhicule.

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Un peu désabusés, nous nous garons près du port et allons nous promener le long de la côte, en regardant les magasins d’accastillage et en nous régalant d’une spécialité bretonne : le Kouin Aman. Après nous être un peu renseigné, nous optons donc pour un camping, juste à la sortie de la ville (le Do Mi Si La Mi), près d’un service de navettes entre le parking du Sémaphore et le port. C’est un peu plus cher, mais beaucoup plus pratique.

La journée se termine tranquillement au camping. Comme le soleil chauffe bien, nous étalons un plaid sur l’herbe et installons Cillian dessus avec quelques jouets et un coussin derrière lui (il ne tient pas encore bien assis et a tendance à basculer en arrière).

Mardi 29 avril 2008

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Aujourd’hui, le temps est beaucoup moins clément qu’hier … Du coup, nous sommes obligés de passer une bonne partie de la journée dans le camping-car. Nous en profitons pour nous organiser un peu. Comme nous n’avons que très peu de place, il faut que tout soit bien rangé, et si possible de manière logique pour pouvoir tout retrouver ! Quelques objet disparaissent pour réapparaître quelques heures plus tard, mais sinon tout va bien.

Après une matinée et un début d’après-midi à écouter la pluie tomber tout en lisant et en pianotant sur l’ordinateur, nous décidons de prendre quand même un peu l’air lors d’une accalmie. Nous passons à l’accueil du camping pour nous inscrire à une visite guidée de Belle-île par la société des Cars Verts. La visite se fait le mercredi et est beaucoup plus calme que celle des Cars Bleues, nous dit-on ! Puis, nous partons nous promener quelques minutes le long de la mer le temps que la supérette locale ouvre ses portes.

Pour le reste de la soirée, nous revenons dans notre train-train quotidien : bain de Cillian, biberon, puis presque pareil pour nous !

Mercredi 30 avril 2008

Après un réveil difficile (en vacances, la sonnerie est encore plus insupportable), nous nous préparons pour aller prendre la navette de 8h40 en direction du port. Nous arrivons à l’heure à l’embarcadère pour les inscriptions à la balade touristique et l’achat des billets du bateau, mais la mer est un peu agitée et le bateau a du retard. Du coup, après quelques désagréments pendant la traversée, nous arrivons enfin à 11h sur Belle-île.

L’animateur des Cars Verts qui va nous faire visiter nous annonce que la visite ne commencera finalement qu’à 12h15 car d’autres personnes n’arriveront que par le bateau suivant et qu’il nous faut les attendre. Nous partons donc à pied (et à poussette) faire le tour de la citadelle Vauban, ancienne place forte de Belle-île reconvertie en hôtel-restaurant grand luxe.

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La visite en bus commence par le petit port de Sauzon. Nous y prenons notre repas dans la crêperie de la Mère Michelle (qui a retrouvé son chat !). C’est notre premier repas en terrasse avec vu sur la mer. Nous trouvons cela tellement agréable que le repas dure plus d’une heure.

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Ensuite, nous allons à la grotte de l’Apothicairerie où le vent, un peu déchaîné aujourd’hui nous rabat les embruns dans la figure. L’accès à la grotte est interdit depuis quelques années à cause d’un trop grand nombre d’accidents mortels (glissade sur les rochers et chute dans la mer). Malgré tout, la vue est sublime !

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Nous continuons par le phare des Poulains et le fort de Sarah Bernhardt. Le phare des Poulains a été photographié un jour de gros temps et cette image est devenue la plus vendue dans le monde. Même par beau temps, ça reste un vision charmante et très photogénique ! En chemin, nous croisons les maisons de vacances de célébrités telles que Jean-Luc Delarue ou Jean-Pierre Chevênement.

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Pour finir notre tour, nous allons admirer les aiguilles de Port Coton où l’on peut voir, là encore, la violence de la mer s’acharner sur les falaises. Au milieu de tous ce vent, les mouettes et les goélands s’amusent à faire la course le long des bordures rocheuses.

Nous revenons ensuite à notre point de départ. Cette visite agrémentée des commentaires à la fois drôles et passionnés de notre chauffeur nous a permis de découvrir des coins que nous n’aurions pas vu en une journée sans visite guidée. Il est déjà 17h et il nous faut reprendre le bateau pour regagner le continent. La mer est beaucoup moins agitée qu’à l’aller, et du coup le traversée plus calme.

De retour au camping, nous préparons notre départ vers le centre de la Bretagne. Nous passons le pont du 1er mai avec des amis. A nous les rigolades, balades en roller, soirées arrosées (avec modération !) et autres plaisirs à partager entre copains.

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Traversée de la Vendée et Ile de Ré

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Dimanche 4 mai 2008

Nous repartons le dimanche après-midi en direction de Noirmoutier. Nous ne pourrons pas prendre le passage du Gois car la marée sera haute quand nous arriverons. Après presque trois heures de route, nous arrivons dans l’île par le pont et cherchons un camping. Nous sommes un peu déçus. A cette époque de l’année (ou toute l’année ?), l’île de Noirmoutier n’offre pas beaucoup d’activités aux touristes en dehors de la pêche aux palourdes. Nous décidons donc de repartir le lendemain matin vers l’île de Ré.

Lundi 5 mai 2008

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Ce matin, après avoir préparé notre départ, nous partons marcher un peu sur la plage. En dehors de nous et de quelques rares autres marcheurs, beaucoup de gens profitent de la marée basse pour pêcher moules, palourdes et autres coques. C’est à se demander comment ils trouvent encore des clients sur les marchés pour écouler les productions locales !

Nous partons ensuite du camping et nous dirigeons vers le passage du Gois. Il est presque midi et la marée est bientôt au plus bas. Nous parcourons donc tranquillement les quelques kilomètres de voie submersible en admirant les terres imbibées d’eau salée et, là encore, quelques centaines de personnes équipées de râteaux, seaux, et bottes en caoutchouc.

Nous mangeons sur la route, sur un tout petit parking en bordure de départementale (finies, les grandes aires de service bretonnes) et repartons rapidement pour atteindre l’île de Ré.

Après le péage du pont (9 euros pour un camping-car), nous découvrons cette fois-ci une zone où la nature a en grandes parties gardé ses droits. Même si l’île est habitée, les villes ressemblent plus à des villages provençaux et de grandes étendues occupées par des prés ou des marais salants. Les bords de mer aussi sont restés très sauvages. Hormis quelques plages de sable en bordure des villes, le reste fera plus le bonheur des randonneurs que celui des bronzeurs.

Après avoir regardé un peu le plan donné par la dame du péage, nous posons notre dévolu sur le camping de la commune de Loix. Il est juste à la sortie de la ville, sur la route qui mène à la pointe du Grouin. Naturellement, nous prenons par le centre ville, et la traversée devient très vite épique ! Les rues sont étroites et de temps en temps, des voitures sont stationnées sur le côté. Après quelques détours pour des passages plus larges, nous arrivons enfin au camping. A cette époque, il est naturellement très calme ! Cillian s’endort rapidement, la nuit s’annonce reposante !

Mardi 6 mai 2008

Aujourd’hui, nous prévoyons une visite de la partie nord de l’île (la plus sauvage). Après les préparatifs habituels, nous décidons d’aller voir la pointe du Groin. Malheureusement, le brouillard (très épais) ne nous permet même pas de voir la mer. La marée est basse et nous ne voyons pas à plus de 20 mètres. Nous partons donc vers le phare des Baleines.

Une fois sur place, nous constatons que c’est visiblement une des grandes attractions locales. Au bout de la route, il y a un parking (déjà presque plein quand nous arrivons), et après le parking, il y a une zone piétonne (seuls les véhicules des riverains peuvent passer). Je me demande ce que ça doit donner en pleine saison d’été !

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Le haut du phare est noyé dans le brouillard. L’image est très belle, mais nous préférerions quand même un ciel dégagé. Nous contournons d’abord le phare par la droite pour longer la mer et rejoindre la vieille tour, derrière le phare. Malgré la brume, à marée basse, nous arrivons à distinguer la mer au loin. Un panneau nous explique que des écluses de mer ont été fabriquées il y a quelques centaines d’années, mais que maintenant, seules quelques-une restent en bon état. Elles servaient à retenir l’eau de mer pendant la marée descendante afin de pêcher plus facilement crustacés et poissons.

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Le temps d’arriver derrière le phare et de marcher un peu dans le jardin, le brouillard commence à se dissiper un peu. Après avoir fait un petit tour dans le magasin de souvenirs, juste histoire de regarder, nous décidons de gravir les 257 marches qui nous mènerons à 57 mètres de hauteur pour, dit-on, un panorama fabuleux.

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Après avoir payé notre droit de passage et vérifié que Cillian est bien attaché dans le porte-bébé, nous commençons l’ascension. C’est très sportif, mais la récompense est de taille ! D’un côté, sur notre gauche, le brouillard est encore très présent, mais sur la droite, le paysage est saisissant ! Devant nous, la berge sud de la pointe de St Clément les Baleines s’étale, la vue est splendide. De plus, comme le vent pousse le nuage de brume du sud vers le nord, nous pouvons admirer ce paysage à moitié recouvert de coton.

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Nous redescendons et profitons du beau temps pour prendre notre repas en terrasse d’un petit restaurant au pied du phare. Ensuite, après une petite pause magasins souvenirs, nous visitons la petite ville des Portes-en-Ré. Le centre est très joli et fait un peu penser à un petit village provençal. Visiblement, les habitants profitent de la saison basse pour faire des travaux. Dans presque chaque rue, des maisons sont en réfection ou en construction. Nous profitons aussi de la vue maritime sur la plage du Gros Jonc.

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Nous reprenons le camping-car et nous dirigeons pour la seconde fois vers la pointe du Groin. Après quelques étapes photo sur de superbes panorama en bord de mer, nous arrivons au bout de la commune de Loix : la pointe du Groin. La météo est beaucoup plus clémente en cette fin d’après-midi. Nous en profitons pour marcher le long de l’eau et profiter du paysage.

Mercredi 7 mai 2008

La fin de nos vacances approche. Nous allons passer la journée de demain à Jard sur Mer, près des Sables d’Olonnes, avant de repartir en région parisienne.

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Après nous être préparé, nous reprenons la route en direction de La Rochelle par le pont qui sépare l’île de Ré du continent. Après quelques heures de route coupées par une pause déjeuner, nous arrivons à destination et cherchons un endroit pour dormir. Nous trouvons un joli camping avec une piscine. Après les installations d’usage (branchement électrique, table et chaises de camping, …), nous passons nos maillots de bain et finissons la journée dans l’eau.

Le lendemain, nous ferons un retour brutal à la vie normale. Après avoir retrouvé les parents d’Auréline sur leur lieu de vacances et pris notre repas du midi avec eux, nous reprenons l’autoroute en direction de l’Ile de France. Les vacances sont bel et bien finies.

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